Six Canadiens sur dix (59%) appuient l’idée d’un plus grand rôle pour les firmes de sécurité privées en support aux services policiers

Le niveau de confort du public dépend du domaine d’intervention

Montréal, Québec, 15 novembre 2017 — Certaines entreprises de sécurité privées au Canada suggèrent qu’elles pourraient effectuer des tâches accessoires telles que la gestion de la circulation, les services de détention et de transport des détenus ou le suivi des appels non prioritaires et non criminels, en support aux services policiers. Elles sont d’avis que cela pourrait aider à réduire les dépenses gouvernementales pour les services de police et permettrait aux policiers de se concentrer sur d’autres policières. Un nouveau sondage d’Ipsos pour la firme GardaWorld révèle qu’une majorité de Canadiens est favorable à une telle proposition. Six sur dix (59%) sont en accord (16% totalement / 43% plutôt), tandis que trois sur dix (29%) sont en désaccord et 12% sont indécis.

Le niveau de confort personnel avec l’implication des entreprises de sécurité privées en soutien aux services de police varie selon la tâche : alors que huit sur dix (79%) sont à l’aise (37% très / 42% plutôt) avec l’idée que les firmes de sécurité privée assurent la sécurité lors d’événements majeurs tels que les festivals de musique, cela tombe à 37% qui sont à l’aise (12% très / 24% plutôt) avec l’idée de sécuriser les scènes de crime.

Les autres conclusions principales de l’enquête comprennent :

  • Six Canadiens sur dix (61%) disent qu’ils pourraient être en accord avec l’ajout d’entreprises de sécurité privée en support aux policiers pour des tâches précises, mais seulement s’il n’y a pas de coupures de postes de policiers (19% disent qu’ils pourraient être en accord même si ça impliquait des coupures de postes de policiers, et 20% ne savent pas);
  • Quatre sur dix (45%) estiment que l’externalisation de ces fonctions auprès de firmes de sécurité privée d’importance ne met pas en danger la sécurité du public, alors que un sur trois (32%) estime que c’est bien le cas et 23% sont indécis.

Pour plus de détails, veuillez consulter le rapport complet.

Méthodologie de rechercheLes résultats présentés dans ce rapport sommaire sont issus d’un sondage d’Ipsos tenu en ligne du 27 octobre au 1er novembre 2017. Un total de 1 007 Canadiens âgés de 18 ans et plus ont pris part à ce sondage.  Une pondération a été appliquée à l’échantillon total pour assurer que la composition de l’échantillon final soit représentative de la population adulte du Canada selon les données du recensement de Statistique Canada.             

Ipsos n’applique pas de marge d’erreur à un sondage en ligne. La précision des sondages en ligne d’Ipsos est plutôt mesurée par un intervalle de crédibilité. Le présent sondage est précis à ±3,5%, dans 19 cas sur 20. Cet intervalle de crédibilité est plus grand pour les sous-groupes de la population. Tout échantillon peut contenir des sources d’erreur, incluant, mais n’étant pas limitées à, des erreurs de couverture de la population, ainsi que des erreurs de mesure.

Pour toute information supplémentaire sur cette étude, veuillez contacter :

Sébastien Dallaire
Vice-président, Ipsos Affaires publiques
+1 514 904-4324

sebastien.dallaire@ipsos.com

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Le Québec divisé sur l’affaire Guy Ouellette

Montréal, Québec, 6 novembre 2017 — Selon les résultats d’un sondage d’Ipsos affaires publiques pour le compte de La Presse concernant l’arrestation du député Guy Ouellette, les Québécois ne savent pas à qui faire confiance dans cette affaire.

Le député libéral Guy Ouellette a été arrêté le 25 octobre dernier par l’UPAC (Unité permanente anticorruption). Guy Ouellette dit être victime d’un coup monté de la part de l’UPAC, alors que Robert Lafrenière, commissaire de l’UPAC, nie cela et dit plutôt que l’arrestation fait partie d’une enquête en cours depuis plusieurs mois. À qui les Québécois font-ils le plus confiance dans cette affaire?

À cette question, un Québécois sur deux (49%) répond ne pas savoir à qui faire confiance entre Guy Ouellette et Robert Lafrenière. Parmi la moitié de ceux qui se prononcent sur la question, la division est quasi-parfaite. Ainsi, 26% disent faire confiance au commissaire de l’UPAC, alors que 25% font plutôt confiance au député de Chomedey.

Les femmes (58%) sont plus enclines que les hommes (40%) à ne pas vouloir se prononcer sur la question.

Les Québécois âgés de 55 ans et plus sont plus susceptibles de croire la version des faits des Guy Ouellette (36%), alors que seulement 15% des Québécois âgés de 18 à 34 ans et 20% de ceux âgés de 35 à 54 ans croient cette même version.

 

Méthodologie de rechercheLes résultats présentés dans ce rapport sommaire sont issus d’un sondage d’Ipsos tenu en ligne du 2 au 5 novembre 2017. Un total de 734 Québécois âgés de 18 ans et plus ont pris part à ce sondage.  Une pondération a été appliquée à l’échantillon total pour assurer que la composition de l’échantillon final soit représentative de la population adulte du Québec selon les données du recensement de Statistique Canada.             

Ipsos n’applique pas de marge d’erreur à un sondage en ligne. La précision des sondages en ligne d’Ipsos est plutôt mesurée par un intervalle de crédibilité. Le présent sondage est précis à ±4,1%, dans 19 cas sur 20. Cet intervalle de crédibilité est plus grand pour les sous-groupes de la population. Tout échantillon peut contenir des sources d’erreur, incluant, mais n’étant pas limitées à, des erreurs de couverture de la population, ainsi que des erreurs de mesure.

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Vice-président, Ipsos Affaires publiques
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Une majorité (68%) de Canadiens appuie l’idée d’une loi similaire à la Loi 62 pour leur province

L’appui à la Loi 62 est fort au Québec (76%); une majorité de citoyens dans toutes les provinces et régions du Canada est favorable à une telle législation pour leur province

Montréal, Québec, 27 octobre 2017 — Selon les résultats d’un sondage d’Ipsos affaires publiques pour le compte de Global News, une majorité de Canadiens est favorable à l’idée que leur province se dote d’une loi similaire à la Loi 62 au Québec.

L’Assemblée nationale du Québec a récemment adopté le projet de loi 62, qui a pour objet d’établir des mesures visant à favoriser le respect de la neutralité religieuse de l’État. En vertu de ce projet de loi, les membres du personnel des organismes publics doivent exercer leurs fonctions à visage découvert, sauf s’ils doivent le couvrir en raison de leurs conditions de travail ou d’exigences propres à leurs fonctions ou à leurs tâches. De plus, les personnes qui reçoivent des services de ces membres du personnel doivent également avoir le visage découvert.

Au Québec, les trois-quarts des citoyens (76%) sont favorables (42% fortement/34% plutôt) à cette nouvelle loi, alors que seulement un quart (24%) y sont opposés (14% fortement/20% plutôt).

Qui plus est, une majorité de citoyens dans toutes les provinces et régions du Canada est favorable à l’idée d’introduire une telle législation dans leur province :

  • En Colombie-Britannique, 69% sont favorables (37% fortement/32% plutôt); 31% sont opposés (17% fortement/14% plutôt).
  • En Alberta, 64% sont favorables (36% fortement/27% plutôt), 36% sont opposés (10% fortement/26% plutôt).
  • En Saskatchewan et au Manitoba, 69% sont favorables (53% fortement/16% plutôt); 31% sont opposés (10% fortement/21% plutôt).
  • En Ontario, 66% sont favorables (37% fortement/29% plutôt); 34% sont opposés (14% fortement/20% plutôt).
  • Dans l’Atlantique, 57% favorables (30% fortement/27% plutôt); 43% opposés (29% fortement/14% plutôt).

À l’échelle du pays, les hommes (73%) sont plus favorables à cette loi que les femmes (64%). Les Canadiens âgés de 55 ans et plus sont les plus favorables, suivis de ceux âgés de 35 à 54 ans (72%). Ceux âgés entre 18 et 34 ans sont les moins favorables (53%), bien qu’une majorité d’entre eux appuie malgré tout ce type de législation.

Méthodologie de rechercheLes résultats présentés dans ce rapport sommaire sont issus d’un sondage d’Ipsos tenu en ligne du 23 au 25 octobre 2017. Un total de 1 001 Canadiens âgés de 18 ans et plus ont pris part à ce sondage.  Une pondération a été appliquée à l’échantillon total pour assurer que la composition de l’échantillon final soit représentative de la population adulte du Canada selon les données du recensement de Statistique Canada.             

Ipsos n’applique pas de marge d’erreur à un sondage en ligne. La précision des sondages en ligne d’Ipsos est plutôt mesurée par un intervalle de crédibilité. Le présent sondage est précis à ±3,5%, dans 19 cas sur 20. Cet intervalle de crédibilité est plus grand pour les sous-groupes de la population. Tout échantillon peut contenir des sources d’erreur, incluant, mais n’étant pas limitées à, des erreurs de couverture de la population, ainsi que des erreurs de mesure.

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Le Parti libéral (32%) demeure en tête des intentions de vote, alors que la CAQ (28%) le suit de près et le Parti Québécois (24%) demeure au troisième rang, devant Québec solidaire (12%)

Montréal, Québec, 20 octobre 2017 — Ipsos est heureuse de présenter les résultats de son premier sondage Ipsos – La Presse sur la politique provinciale au Québec. Un an avant la tenue des élections provinciales prévues en 2018, les intentions de vote dans la province démontrent que la Coalition Avenir Québec se présente comme un adversaire de taille pour le Gouvernement de Philippe Couillard. Le Parti Québécois demeure bon troisième, n’ayant que quatre points de retard sur la CAQ. Plusieurs indicateurs dans ce sondage renforcent l’idée que la CAQ et son chef François Legault se positionnent bien en prévision de l’élection provinciale prévue pour octobre 2018.

  • Du côté des électeurs francophones, la CAQ se retrouve en tête des intentions de vote, avec 32% d’appuis, contre 29% pour le Parti Québécois, 24% pour le Parti libéral et 12% pour Québec solidaire.
  • Chez les électeurs non-francophones, le Parti libéral domine avec 61% des intentions de vote, contre 12% pour la CAQ, 12% pour Québec solidaire et 7% pour le PQ.
  • Dans la grande région de Québec, les chiffres indiquent que les résultats de l’élection partielle de Louis-Hébert pourraient refléter une réalité plus profonde, alors que la CAQ vient au premier rang avec 40% d’appuis, contre 25% pour le Parti libéral, 16% pour le PQ et 14% pour Québec solidaire.
  • Dans le grand Montréal, les libéraux dominent avec 36% d’appuis, contre 23% pour le PQ, 22% pour la CAQ et 13% pour Québec solidaire.
  • Ailleurs au Québec, la CAQ se classe au premier rang, avec 32% d’appuis, contre 27% chacun pour le Parti Québécois et le Parti Libéral. Québec solidaire obtient 11 d’appuis.

La popularité des chefs : François Legault meilleur premier ministre et chef le plus populaire auprès de sa base

Les résultats de notre sondage placent François Legault se place en tête dans la course au meilleur premier ministre, obtenant 23% d’appuis. Il devance quelque peu Philippe Couillard (20%), laissant Jean-François Lisée au troisième rang (13%) et les co-porte-paroles de QS, Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois, en quatrième position (8%).

François Legault, de la CAQ, ainsi que Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois, les co-porte-paroles de Québec solidaire, sont les leaders les plus populaires au sein des électeurs de leur parti respectif. Ainsi, si on leur offre le choix de garder leur chef actuel pour la prochaine élection ou de le remplacer, 78% des partisans de la CAQ et 70% de ceux de Québec solidaire préfèreraient conserver leur chef actuel en prévision de la prochaine élection. Chez les péquistes, cette proportion passe à 64% voulant garder Jean-François Lisée, alors que 57% des libéraux préfèrent conserver Philippe Couillard comme chef.

Le potentiel de croissance pour chacun des partis : des électeurs plus ouverts à aller vers la CAQ et le PQ que vers le Parti libéral ou Québec solidaire

La CAQ et le PQ se distinguent des autres partis de par leur plus important potentiel de croissance, avec 19% des partisans d’autres formations politiques se disant prêts à voter pour la CAQ comme second choix, contre 17% étant ouverts à l’idée de voter pour le PQ comme second choix.  Ce potentiel de croissance est un peu moins grand pour Québec solidaire (13%) et pour le Parti libéral (10%).

La Québec s’en va-t-il dans la bonne direction? Opinions sur des domaines-clés et satisfaction envers le gouvernement.

Les Québécois sont plutôt mitigés quant à la trajectoire actuelle du Québec dans plusieurs domaines importants pour la province. Un grand nombre de Québécois pensent donc que le Québec va dans la bonne direction plutôt que dans la mauvaise direction dans les domaines de la protection de l’environnement, de l’énergie, de la culture, du transport, de l’économie et, dans une moindre mesure, des services de garde.  Par contre, une majorité croit plutôt que le Québec se dirige dans la mauvaise direction pour ce qui est du système d’éducation, de l’immigration, du système de santé et de l’identité et des symboles religieux.  Pour un gouvernement sortant, ce bilan présente donc des bonnes et des mauvaises nouvelles.

Bonne direction Mauvaise direction
L’environnement 47% 36%
L’énergie 46% 32%
La culture 45% 36%
Le transport 44% 38%
L’économie 44% 40%
Les services de garde 40% 35%
Le système d’éducation 31% 55%
L’immigration 30% 55%
Le système de santé 27% 62%
L’identité et les symboles religieux 22% 58%

Par ailleurs, rien pour le moment n’indique que le remaniement ministériel de la semaine dernière ait eu un impact sur les impressions du gouvernement de Philippe Couillard. Ainsi, 54% des Québécois sont d’avis que le remaniement d’aura aucun impact sur la performance du gouvernement, contre 15% qui croient que l’impact sera positif et 9% qui pensent plutôt que l’impact sera négatif. Environ 23% réservent leur jugement pour l’avenir.

Qui plus est, le taux de satisfaction envers le gouvernement de la province demeure faible, avec 34% d’électeurs étant satisfaits (5% « très satisfaits »; 29% « plutôt satisfaits ») contre 57% étant insatisfaits (27% « très insatisfaits »; 30% « plutôt insatisfaits ».

Les intentions de vote fédérales au Québec

Après deux années au pouvoir à Ottawa, les libéraux du premier ministre Justin Trudeau continuent de dominer les intentions de vote au Québec, avec une chaude lutte à trois derrière eux. Si une élection fédérale avait lieu aujourd’hui, 43% des électeurs opteraient pour le Parti libéral du Canada, contre 20% pour le Bloc Québécois, 16% pour le NPD et 15% pour le Parti conservateur.

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À propos de l’étude

Méthodologie de recherche — Les résultats présentés dans ce rapport sommaire sont issus d’un sondage d’Ipsos tenu du 14 au 17 octobre 2017. Un total de 1 659 répondants de la province ont pris part à ce sondage.  De ce nombre, 1 159 entrevues ont été complétées via notre panel Internet Ipsos Je-dis et 500 autres ont été réalisées par téléphone à partir de notre centre d’appel de Montréal.  Environ 40% des entrevues téléphoniques ont été tenues avec des répondants utilisant leur téléphone cellulaire, contre 60% ayant plutôt utilisés une ligne filaire à la maison. Une pondération a été appliquée à l’échantillon total en fonction de l’âge, du sexe, de la région et de la langue pour assurer que la composition de l’échantillon final soit représentative de la population adulte du Québec selon les données du recensement de Statistique Canada.

La combinaison des deux méthodes d’entrevues permet de minimiser les risques de biais d’échantillonnage causés par l’utilisation d’un seul mode de collecte. Bien que les deux techniques de collecte permettent de tirer des échantillons fiables en soit, la combinaison de ces deux techniques permet de rejoindre plus facilement certains segments de la population qui peuvent être plus difficiles à contacter par l’une des deux méthodes prise isolément. Cette diminue l’importance de la pondération qui est appliquée afin d’obtenir un échantillon représentatif de la population à l’étude. Cette approche a été développée par Ipsos à la lumière de son expérience dans la tenue de sondages politiques à l’échelle du Canada et dans plus de 450 élections à travers le monde au fil des 20 dernières années.

En raison de la combinaison de deux modes de collecte de données, Ipsos n’applique pas de marge d’erreur globale à ce sondage. Pour la portion téléphonique de l’étude, la marge d’erreur est de ±4,4%, dans 19 cas sur 20. La précision des sondages en ligne d’Ipsos est mesurée par un intervalle de crédibilité. Dans ce cas, la portion en ligne de ce sondage est précise à ±3,3%, dans 19 cas sur 20. Cet intervalle de crédibilité est plus grand pour les sous-groupes de la population.

Pour toute information supplémentaire sur cette étude, veuillez contacter :

Sébastien Dallaire
Vice-président, Ipsos Affaires publiques
1.514.904.4324
sebastien.dallaire@ipsos.com

Luc Durand
Président, Ipsos Québec
1.514.904.4344
luc.durand@ipsos.com

Utiliser efficacement les sciences du comportement en recherche marketing

En quoi consistent les sciences comportementales (également appelées sciences du comportement) ?

Quels sont les principes de base pour les utiliser dans un contexte de recherche marketing ? Comment Ipsos emploie-t-il les sciences comportementales dans la conception, l’analyse, l’interprétation et l’activation de la recherche de l’expérience client ? Quel rôle peuvent jouer les sciences comportementales dans la compréhension des dimensions émotionnelles des décisions des clients ? Comment les sciences comportementales peuvent-elles vous aider à traduire des résultats de recherche en des stratégies et tactiques d’expérience client qui se distinguent?

De nombreux chercheurs se posent encore des questions sur la façon d’utiliser efficacement les sciences du comportement dans leurs programmes. Chez Ipsos, non seulement nos équipes sont composées d’experts chevronnés, mais nous avons également aidé de nombreux clients à atteindre des résultats vraiment significatifs.

Dans ce webinaire, nous explorons les différentes façons d’utiliser les sciences comportementales dans un contexte de recherche marketing. Pour voir notre premier webinaire sur ce thème, cliquez ici (en anglais).

Votre contact Ipsos :
Luc Durand, Président Ipsos Québec
Luc.durand@Ipsos.com

Les Canadiens sont-ils préparés aux changements à venir durant la prochaine décennie?

Ipsos présente Canada Demain, une étude innovante sur la question.

Les données, les technologies et la démographie créent rapidement une vague de changements qui redéfinissent le Canada et le Québec. Nos communautés, nos entreprises, nos emplois et nos vies sont très différents de ce qu’ils étaient il y a 10 ans et les changements seront encore plus importants au cours des dix prochaines années. Les Canadiens en sont-ils conscients? Les Canadiens sont-ils prêts? Les Canadiens sont-ils inquiets ou enthousiastes?

En collaboration avec des chercheurs de l’Université de Toronto et de la firme IBM, nous avons conçu une étude unique en son genre afin de répondre à ces questions fondamentales pour le Canada et le Québec. Ipsos a ainsi consulté 2 000 Canadiens pour savoir ce qu’ils pensent de près de 50 scénarios d’avenir, ce qu’ils croient que l’avenir nous réserve, ce que cela changera pour eux et à qui ils font confiance pour gérer le changement.

Les grands enjeux explorés dans cette étude portent sur quelques secteurs clés :

  • Les avantages et les risques d’une connectivité accrue à la maison, au bureau et dans leurs déplacements.
  • L’impact des avancées technologiques sur l’emploi.
  • L’avenir du commerce de détail tel que nous le connaissons.
  • L’avenir des entreprises et leurs interactions avec les consommateurs.
  •  La redéfinition des communautés et du sentiment d’appartenance.
  • L’impact de ces bouleversements pour les gouvernements.

Les résultats démontrent que les Canadiens et Québécois ont tendance à sous-estimer les changements à venir en comparaison avec les prédictions des experts. Ils sont aussi divisés quant aux conséquences économiques et sociales de ces bouleversements.  Alors que 49% des Canadiens semblent enthousiastes et croient que le monde sera transformé de manière positive, l’autre 51% est inquiet et craint pour le marché de l’emploi et la cohésion sociale. Bien comprendre la nature de cette division sera essentielle au succès des entreprises et des institutions publiques.

Grâce à CanadaNext, nous aidons nos clients à se préparer en vue d’amorcer une discussion à long terme avec les Canadiens à propos de l’avenir. À un moment où la technologie et la démographie s’allient et où des changements de grande ampleur surviennent à un rythme accéléré, Ipsos est aux premières loges et en mesure de participer au déroulement de cette discussion.

Le rapport sommaire de l’étude Ipsos Canada Demain est disponible à l’adresse suivante :

https://www.ipsos.com/sites/default/files/ct/publication/documents/2017-09/IpsosCanadaNext-2017-9-18-frv2.pdf

Si vous souhaitez en savoir plus à propos de l’étude ou de la façon dont Ipsos peut vous aider, veuillez communiquer avec :

Sébastien Dallaire
Vice-Président, Ipsos affaires publiques
Courriel : sebastien.dallaire@ipsos.com
Tél. : 514-443-4758

Au revoir méga-sondages. Bienvenue aux nouvelles études d’usage et attitudes.

Définition

Le terme Usage et attitudes (U&A) réfère à un type de recherche qui vise à fournir une compréhension globale d’un marché ou d’une catégorie et d’y identifier des opportunités de croissance, en répondant à des questions de base telles que « qui doit-on cibler ? », « avec quoi ? » et « comment ? ».

Ce type de recherche fondamentale explore les liens entre les comportements et les opinions des consommateurs. Les études U&A sont généralement conçues sur-mesure et, selon les objectifs d’affaires, peuvent inclure les éléments suivants :

  1. Taille du marché : pénétration de la catégorie, fréquence d’utilisation, etc.
  2. Compréhension générale de la catégorie : qui l’utilise, quoi/quand/où/comment, freins, etc.
  3. Compréhension des marques : pénétration, perceptions, critères de choix, etc.
  4. Ciblage : segmentation attitudinale ou comportementale.

Le point de vue d’Ipsos

Les études U&A sont utiles pour fournir aux clients une compréhension globale des marchés dans lesquels ils évoluent. Toutefois, il peut parfois s’avérer difficile de mettre en pratique les résultats d’une étude U&A. Plusieurs de ces études peuvent présenter un ou plusieurs des problèmes suivants :

  1. Absence de définition précise des objectives d’affaires en amont, c’est-à-dire, aucune idée claire de la façon dont les résultats de l’étude seront utilisés.
  2. En raison de l’absence d’objectifs d’affaires clairement définis, les études U&A peuvent prendre la forme de lourds « méga-sondages » qui apportent peu de nouveaux apprentissages.
  3. L’usage de questionnaires longs et peu engageants, qui réduit la validité des réponses. La qualité des données peut être compromise pour les sondages dont la durée excède 25 minutes : le taux de suffisance dans les réponses augmente et les répondants peuvent être tentés de tricher ou de sauter des sections. Ceci est particulièrement problématique pour les catégories qui comptent un grand nombre de produits ou services concurrents.
  4. La plupart des études U&A collectent l’information par le biais de sondages classiques. Or, lorsqu’il est question de mesurer les comportements, cette approche présente certaines limites, selon les capacités des répondants à se souvenir. Certaines informations sont collectées de façon plus juste dans le moment ou dans le cadre d’observation passive.

Dans cette optique, Ipsos a développé une nouvelle approche pour mener des études U&A, qui répond jeux énumérés ci-haut tout en intégrant diverses sources d’information aux données de sondage. Voici les éléments clés de cette nouvelle approche :

Centrée sur les objectifs d’affaires

  • Nous travaillons de près avec le client afin de bien comprendre les applications spécifiques des résultats : nouvelle opportunité de marché, surveillance d’un concurrent, compréhension des leviers de la catégorie pour orienter une campagne de marque, etc.

Approche modulaire et flexible qui favorise la prise de décision progressive.

  • Notre nouvelle approche laisse de côté le méga-sondage. Nous employons plutôt une approche modulaire et interactive. Ainsi, les insights sont découverts de façon progressive et plus rapidement qu’avec l’approche traditionnelle du méga-sondage.

Des résultats de sondage d’une plus grande représentativité grâce au sondage mobile

  • La durée du sondage est limitée à un maximum de 15 minutes, afin d’éviter les problèmes susmentionnés au sujet des longs questionnaires.
  • Nous interrogeons les répondants sur l’appareil de leur choix. Par conséquent, nous pouvons désormais atteindre les auditoires plus difficiles à rejoindre via un PC (par exemple : les jeunes adultes, femmes avec bébés et certains groupes ethniques).
  • Les téléphones portables nous donnent la possibilité de collecter de l’information dans le moment, et d’enrichir les insights à l’aide d’images et de vidéos.

 Souplesse au niveau des sources de données

  • Nous pouvons inclure des données issues des médias sociaux et de communautés spontanées.
  • Nous pouvons aussi intégrer toute autre source de données pertinente : ethnographie, Big data, etc.

Usage de techniques analytiques avancées

  • Les études U&A traditionnelles se contentent souvent d’émettre des constats descriptifs. Notre nouvelle approche tire profit de techniques analytiques avancées afin de tirer le maximum de vos données. Ces techniques analytiques sont utilisées de façon ciblée afin de répondre à des questions d’affaires spécifiques.

Votre contact Ipsos :
Luc Durand, Président Ipsos Québec
Luc.durand@Ipsos.com

Neuf mythes sur les milléniaux : vrais ou faux?

De nouvelles recherches démontrent que certaines « tendances » sont plus justes que d’autres.

Chaque jour, 12 000 jeunes de la génération Y (milléniaux) atteignent l’âge de 30 ans. Ils forment une vaste génération avec un énorme potentiel commercial. Et leurs besoins changent. Ils ont fait l’objet de nombreuses études et d’articles à la mode à raison d’environ un par millénial. Mais tous ces articles représentent-ils vraiment la réalité, ou avons-nous émis des conclusions à la hâte? Pour le savoir, GenPop a rencontré des experts en la matière et passé au peigne fin une myriade de données provenant d’Ipsos et d’autres sources. Voici donc notre résumé des mythes et des réalités de la génération Y.

  1. Les milléniaux ne conduisent pas: l’un des mythes les plus persistants est que les milléniaux n’ont jamais eu de permis de conduire, n’ont jamais acheté de véhicules et ne conduiront jamais tant qu’ils auront des vélos et des applications comme Uber. Durant la récession, le nombre total de kilomètres parcourus aux États-Unis a diminué pour la première fois. Cela a conduit certains à déclarer que nous avions atteint « une période de pointe du marché de l’automobile » fondé sur l’hypothèse que les milléniaux avaient alimenté cette tendance. « Nous ne l’avons jamais cru. C’était un mythe dès le début. La réalité était que les milléniaux tardaient à obtenir leur permis et à acheter des véhicules. « C’était une question purement économique », a déclaré Michelle Krebs, analyste principale chez AutoTrader. D’ici 2020, le nombre de jeunes de la génération Y devrait passer de 25 % des acheteurs de voitures neuves à 40 %, selon leur étude. La génération Z, qui succède à la génération Y, a déjà hâte d’obtenir son permis, son véhicule et de prendre la route. Les véhicules sont devenus davantage une nécessité pratique qu’une acquisition ludique. « Ce n’est définitivement pas l’histoire d’amour qu’ont vécu les boomers. »
     
  2. Les milléniaux ont « raté » leur lancement : il s’agit d’une affirmation subjective pour une tendance selon laquelle les milléniaux ne seraient pas encore « adultes ». La proportion de milléniaux vivant toujours chez leurs parents a atteint un seuil inédit depuis les années 1940. Et celle-ci augmente d’année en année. Le fait que cette tendance se maintient n’est probablement pas dû à une récession. Aujourd’hui, de plus en plus de milléniaux vivent avec leurs parents. En 1975, le même groupe d’âge avait un statut différent en termes de vie avec les parents. À l’époque, la réalité était complètement inversée, où plus de deux personnes sur trois vivaient avec un conjoint. Ils sont aussi plus nombreux à vivre seuls ou avec des conjoints de fait. GenPop a rencontré Neil Howe, un démographe et historien qui a lancé le terme « millénial ». Il a indiqué que : « la vie multigénérationnelle était la norme pendant 99,9 % de l’histoire. Ce qui était inhabituel était plutôt l’expérience vécue durant une ou deux générations après la Seconde Guerre mondiale avec la famille nucléaire. Il ne considère pas « l’échec de lancement » comme un signe d’immaturité. « Dans les années 1970, lorsque les boomers à cheveux longs disaient à leurs parents « Allez au diable » et partaient en claquant la porte… Ah oui, c’était un signe de maturité. Où est l’immaturité dans le fait de bien s’entendre avec vos parents et de planifier une vie en étant plus près les uns des autres ? »
     
  3. Les milléniaux n’achètent pas de maisons : cette affirmation-là est vraie, jusqu’à un certain point. Les taux d’accession à la propriété ont diminué par rapport à la période de pré-récession, mais ont progressé depuis d’environ 64 %. Aujourd’hui, près du tiers des acheteurs d’habitations sont des jeunes de la génération Y, et environ 37 % de milléniaux plus âgés possèdent une maison. Cependant, plus de la moitié de leurs parents boomers possédaient déjà une maison quand ils avaient cet âge.
     
  4. Les milléniaux sont tous pareils : il est facile d’assimiler les « milléniaux » aux « hipsters urbains » mais cela ne s’arrête pas là. Par exemple, la génération Y est la génération la plus éduquée, bien que 63 % d’entre eux n’aient pas de diplôme universitaire. Quarante-cinq pour cent des milléniaux n’ont jamais publié d’égoportrait. Les milléniaux sont la génération la plus diversifiée – pour l’instant. Quarante-quatre pour cent sont de races autres que blanche. Mais la génération Z est encore plus diversifiée. Environ 20 % des milléniaux vivent dans la pauvreté. En bref, nous ne devrions pas généraliser trop rapidement 75 millions de personnes.
     
  5. Les milléniaux adorent la technologie : la relation du millénaire avec la technologie est compliquée. D’une part, « technophile » est le terme le plus utilisé pour décrire cette génération, selon l’étude Tendances mondiales d’Ipsos. La même étude a révélé que 82 % affirment être incapables de vivre sans Internet, mais ils sont également la seule génération où la majorité (57 %) accepte le fait que la technologie « détruit » nos vies. Ce type de statistiques divergentes n’est pas rare avec cette génération.
     
  6. Les milléniaux sont tous très libéraux : les milléniaux sont plus libéraux – du moins socialement – mais il reste à voir si c’est juste en fonction de l’âge. Les gens ont tendance à devenir conservateurs à mesure qu’ils vieillissent. Pourtant, 39 % de milléniaux ont voté pour Donald Trump aux États-Unis, bien que la participation dans ce groupe d’âge ait été légèrement inférieure à celle des élections récentes.
     
  7. Les milléniaux sont optimistes : c’est une vérité, mais dans une certaine mesure. L’étude Tendances mondiales a révélé que dans l’ensemble, les milléniaux sont plus optimistes que d’autres générations – mais cela ne veut pas dire qu’ils pensent que tout est parfait. Quelque 66 % souhaitent que leur vie soit plus simple (similairement aux autres générations).
     
  8. Les milléniaux ont hérité d’un gros bazar : on peut discuter de l’état de la situation, même si atteindre l’âge de la majorité au cours d’une récession peut être considéré comme une mauvaise chose. Ce qui importe, c’est leur perception. Ils ne croient pas avoir eu un si mauvais sort dans la vie dans l’ensemble. Près de la moitié pense qu’ils réussiront mieux économiquement que leurs parents, le taux le plus élevé de toutes les générations sondées.
     
  9. Les milléniaux sont en voie de changer le monde : éventuellement, oui. La question est de savoir comment. Bruce Gibney, l’auteur de « A Generation of Sociopaths», un récent livre sur les boomers, pense que le sort des milléniaux n’a définitivement pas été généreux, ils ne l’ont tout simplement pas encore réalisé. Lorsqu’éventuellement, ils se rendront à l’évidence, il existe deux réponses possibles à la façon dont ils changeront le monde. « En 2034, quand la sécurité sociale sera considérée insolvable et que les milléniaux se rendront compte qu’ils ne pourront obtenir ce qu’on leur avait promis… Une de leurs réactions sera de doubler la mise sur les concepts de la société et de dire « nous allons supporter le poids de cette génération et venir au secours du système et le réparer à long terme. Ou ils diront peut-être simplement « C’était un mensonge depuis le début et nous allons y mettre un terme ». Neil Howe n’est pas si certain que les boomers ne devanceront pas les milléniaux à cet effet. « Les boomers feront peut-être exploser [le système politique] afin que la jeune génération puisse créer quelque chose de nouveau. Ainsi, du moins, nous pourrons l’adapter aux nouvelles technologies, aux nouveaux modes de vie, aux nouvelles façons de gérer les soins de santé. » Cela peut sembler dystopique, mais il possède la vision à long terme d’un historien. « Le renouveau politique est génial », dit-il. « Que pourrait-il arriver de pire que de voir le genre de dysfonctionnement que nous constatons autour de nous se poursuivre indéfiniment. D’importantes réformes et révisions dans le secteur public ne sont jamais réalisées par une journée de printemps fraîche et ensoleillée. Cela ne se produit jamais comme ça. »
     

Votre contact Ipsos :
Luc Durand, Président Ipsos Québec
Luc.durand@Ipsos.com

Comprendre les citoyens et consommateurs dans un monde en constante accélération

Combien de fois avons-nous entendu les membres de générations précédentes parler du « bon vieux temps » aux générations suivantes, ou les membres de générations montantes dirent à leurs aînés que « les temps changent » ? Nul doute que ces conversations ne datent pas d’hier. Cependant, la véracité ou la portée de ces expressions n’a pas toujours été la même car la profondeur et la rapidité des changements auxquels nous faisons face en tant que citoyens et consommateurs sont sans commune mesure dans l’histoire de l’humanité.  Nous vivons désormais dans un monde dominé par la vitesse. Vitesse dans les communications, dans l’échange de données et dans les cycles de création et de disparition des marques dominantes sur le marché ou en politique.

Grands bouleversements démographiques 

Ce n’est qu’en 1804, soit après de 200 000 ans après l’apparition de l’homo sapiens sur terre, que nous avons atteint le premier milliard d’êtres humains sur terre. Nous avons atteint le second environ 123 ans plus tard et l’écart entre les sixième et septième milliards n’a été que de 12 ans. Qualifier ce changement de spectaculaire est un euphémisme.  Cette transformation démographique s’est accompagnée de grands mouvements migratoires à l’échelle de la planète. Au Canada, les données du recensement de 2011 nous montrent que plus d’un résident sur cinq (21%) n’est pas né au pays.  Nous parlons donc ici d’immigrants de première génération seulement. Le visage de cette immigration est également en transformation rapide. Par exemple, entre 2006 et 2011, 57% des nouveaux arrivants étaient originaires d’Asie, contre 14% en provenance d’Europe. Avant 1970, 78% des nouveaux arrivants provenaient d’Europe, contre 9% en provenance d’Asie. Le visage de la mosaïque canadienne est donc en mutation extrêmement rapide.

Grands bouleversements économiques et sociaux

La révolution démographique décrite ci-dessus était la résultante de grandes avancées technologiques qui ont transformé le système économique, passant d’une société agraire et rurale à une société industrielle et urbaine. Alors que les normes régissant l’ordre social, politique et économique pouvaient se maintenir en place pendant des centaines d’années avant le 18e siècle, tout ceci a été complètement chamboulé par la première révolution industrielle (1760-1820), qui a rapidement été suivie de la seconde (1870-1914) et de la troisième (ère de l’informatique) à partir des années 1970.  Nous entrons maintenant dans la quatrième révolution industrielle, dominée par l’intelligence artificielle, ne sachant pas trop où elle nous mènera, ni à quelle vitesse elle fera place à une cinquième révolution.

Les produits et les marques ayant un effet profond sur nos vies et sur tout le système économique et social apparaissent – et disparaissent – à une vitesse sans commune mesure avec ce qui s’est produit dans les décennies et siècles précédents.  Tel que présenté dans le graphique ci-dessus, un grand nombre de produits et marques ayant totalement transformé l’ordre social, économique et politique du Canada et d’une grande partie de la planète sont apparus il y a quelques années seulement et plusieurs sont déjà perçus comme « dépassé » après quelques années de domination.  De plus, des inventions qui nous semblaient relever de la science-fiction il y a une décennie à peine sont désormais réalité ou frappent à nos portes : transport autonome, intelligence artificielle, magasins entièrement automatisés, maisons intelligentes, monnaie virtuelle, etc.

Comment les citoyens et consommateurs s’y retrouvent-ils ?

Tel que présenté ci-dessus, les Canadiens apprécient les bienfaits des avancées technologiques qui leur permettent de voyager et de communiquer plus rapidement, de mieux se divertir et d’être plus libres qu’auparavant. Par contre, ils se sentent aussi dépassés par la vitesse du changement et aimeraient pouvoir ralentir les choses. Ceci est une grande source de stress et d’incertitude pour une majorité de Canadiens, qui se sentent inquiets face à leurs perspectives d’avenir, incluant leur capacité à prendre une retraite avec un revenu confortable ou leurs chances d’avoir un emploi stable à long terme.  Ils ont aussi l’impression d’être moins connectés avec leur communauté locale et avec les autres Canadiens en général, tout en se sentant plus connectés avec la population de la planète.

Quelles sont les implications de tout ceci pour les grandes marques et les institutions publiques ?

Les implications de ces changements sont nombreuses et immédiates.  L’opinion publique est basée sur les valeurs des individus, qui sont à leur tour dérivées du contexte économique, politique et social dans lequel les citoyens évoluent.  Des systèmes de valeurs reposant sur des piliers autrefois relativement stables, comme la religion, l’environnement professionnel, le nationalisme, les liens ethniques et culturels, une langue commune ou la géopolitique, n’ont plus la même portée qu’auparavant et sont soumis à des pressions de plus en plus fortes provenant de multiples directions.  Alors que certains citoyens s’accrochent désespérément à ces balises, d’autres les larguent rapidement, causant de grandes divisions au sein de sociétés comme la nôtre.  L’élection de Donald Trump aux États-Unis et la réaction viscérale de ses opposants en sont des exemples patents.

Le temps où les grandes marques ou les institutions publiques pouvaient compter sur une loyauté quasi indéfectible des consommateurs et des citoyens est en grande partie révolu.  Il leur faut désormais gagner cette loyauté et ce respect en s’adaptant de manière constante aux valeurs changeantes de la société et de leur public cible.  Il n’est plus suffisant pour une grande marque d’être Canadienne ou Québécoise pour gagner la confiance des consommateurs d’ici, il lui faut aussi refléter les valeurs fondamentales de ces consommateurs et être constamment à l’affût de leur mutation constante.  La passivité n’est plus une option.

Sébastien Dallaire
Vice-président, Ipsos Affaires publiques
sebastien.dallaire@ipsos.com

Auto émotion : mettre en évidence et comprendre les leviers émotionnels de la pub auto en télévision

Jeudi 20 avril, Ipsos a remporté le trophée Etudes et Innovations d’Offremedia dans la catégorie “Efficacité de la communication” pour l’étude Auto Emotion menée pour France TV Publicité. Le Planning Stratégique d’Ipsos revient sur ce dispositif.

Propos recueillis par Offremedia :

Dans un contexte guetté par la banalisation de l’objet automobile, contraint par l’encadrement légal du discours et la distanciation présumée des millennials à l’égard de ce secteur, la régie France Télévisions a souhaité remettre la compréhension de l’émotion au cœur d’une étude exploratoire sur les mécanismes d’efficacité de la pub auto en TV.

Pour répondre à cette problématique, le planning stratégique d’Ipsos a proposé une compréhension globale de la communication émotionnelle par une approche fondée sur une analyse sémio des discours émotionnels sur l’automobile depuis dix anscroisée avec des apprentissages d’efficacité publicitaire et associée à une méthodologie neurosciences permettant de mieux comprendre les émotions vécues par les téléspectateurs.

Le caractère hybride du dispositif, entre mise en exergue des fondamentaux émotionnels, analyse de l’influence des évolutions socio-culturelles depuis dix ans et mesure passive des réactions des consommateurs via un protocole de codification faciale, a permis de faire émerger de nombreux insights sur la façon dont un annonceur pouvait plus, et mieux, engager son audience grâce à la contextualisation de sa campagne, à l’utilisation tactique du non verbal et de la musique ou encore à la façon dont été bâti le scénario.

L’étude a également montré que bien loin des clichés, l’automobile était un des secteurs les plus engageants émotionnellement, y compris auprès des plus jeunes qu’on présumait détachés de l’objet automobile. Sur l’ensemble des spots télévisés diffusés, 8 personnes sur 10 ont ainsi exprimé une émotion, détectée grâce à nos technologies neurosciences qui décodent les réactions physiologiques inconscientes sur le visage des téléspectateurs.

« FranceTV Publicité souhaitait aller encore plus loin dans la compréhension de l’expérience individuelle lors de l’exposition publicitaire TV. Ipsos a parfaitement répondu à cet objectif, en combinant une méthode qui a déjà fait ses preuves, la sémiologie, avec un protocole d’étude particulièrement innovant basé sur les neurosciences. Cette association mêlant la qualité et l’innovation est tout à fait en adéquation avec l’ADN de FranceTV Publicité. » Véronique VIVIANO, Directrice des Études de FranceTV Publicité.

Votre contact Ipsos au Québec :
Luc Durand
Président, Québec
luc.durand@ipsos.com